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À la découverte de Thierry Pestritto, nouveau coordinateur du projet club de l’ACH

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Depuis début août, l’ACH a accueilli Thierry Pestritto en tant que coordinateur du projet club. Portrait d’un technicien aux nombreuses compétences, qui vient mettre son expérience au service du développement de notre structure. C’est un visage bien connu du paysage footballistique rhodanien qui est récemment venu se greffer à l’organigramme de l’ACH. Formé à l’Olympique Lyonnais en tant que joueur, avant de troquer ses crampons et ses protèges-tibias contre des coupelles et un survêtement d’entraîneur, Thierry Pestritto a mené une longue et intense carrière d’éducateur, puis de formateur dans la région. “Après l’OL, je voulais couper avec le monde du foot. J’ai fait ma vie, une fac de musicologie pendant deux ans, des petits boulots à droite à gauche, des concerts avec un groupe de musique… puis le sport m’a rattrapé, et j’ai commencé une formation d’éducateur sportif”, précise-t-il. La formation comme fil conducteur La découverte d’une vocation. Alors qu’il commençait à donner des cours de boxe américaine – discipline qu’il a pratiquée pendant 8 ans, jusqu’à atteindre la ceinture noire -, Thierry Pestritto a retrouvé les rectangles verts pour passer l’ensemble des diplômes d’éducateur de football jusqu’au DES, sous l’impulsion de Jean-Yves Ogier. S’en suivent des expériences à Millery, aux Hauts-Lyonnais, à Tassin, ou encore à l’AS Saint-Priest, durant lesquelles Thierry Pestritto a pu côtoyer toutes les catégories d’âge et les différents niveaux de compétition. Ce formateur dans l’âme, qui a notamment entraîné l’actuel coach seniors de l’ACH, Victor Pedreiro, à l’ASSP, a pu profiter de ces nombreuses expériences pour “découvrir des publics très différents”, et ainsi renforcer son expertise dans son domaine de prédilection : la formation. En 2009, alors qu’il figurait au sein de la commission technique depuis plusieurs années, Thierry Pestritto a officiellement rejoint les rangs du District de Lyon et du Rhône en tant que salarié. “J’ai accepté cette proposition qui consistait à former des éducateurs, puis de fil en aiguille, on m’a proposé de créer un accompagnement des clubs au travers du PAC (Plan d’Accompagnement des Clubs), duquel j’ai été le responsable”, indique-t-il, décrivant le PAC comme une initiative destinée à l’aide à la structuration des clubs, à travers des audits et des suivis personnalisés. “L’ACH ? Comme une évidence” C’est d’ailleurs dans le cadre du PAC que Thierry Pestritto a fait la découverte de l’ACH. “J’ai rencontré le club avant même la fusion (2017), grâce au PAC. En fait, j’ai même vécu cette fusion”, nous précise-t-il à propos de cette époque, durant laquelle il a notamment pu tisser un lien fort avec notre actuel président, Karim Boutmedjet : “Depuis le PAC, j’ai toujours eu un fil rouge au club, c’est Karim. J’ai gardé ce lien, ça m’a permis d’avoir une sensibilité particulière vis-à-vis de l’ACH. Il y a des choses comme ça, qu’on sent. J’ai eu un excellent feeling avec Karim, c’est un président comme on aimerait en voir beaucoup plus. Il est ouvert aux idées, aux échanges, donne de sa personne, aime son club et a envie de bien faire pour le voir grandir. Quand il m’a proposé d’intégrer l’ACH, je n’avais pas prévu de quitter le district pour revenir dans un club, mais c’est finalement apparu comme une évidence. C’est un choix avant tout affectif, guidé aussi par un projet, et par son fonctionnement très humain qui me convient tout à fait.” Mais alors, dans quelle mesure cette longue expérience dans le football amateur va-t-elle être mise au service de l’ACH ? À travers ses nouvelles fonctions, Thierry Pestritto sera en charge de coordonner le projet club, mais aussi d’organiser et d’animer diverses formations internes auprès de nos licenciés, et enfin, de mener le projet d’aide à la réussite, à partir de son expertise dans le domaine de la préparation mentale. Un éventail de compétences particulièrement varié qui intervient comme un renfort majeur pour le développement du club. Avec cette nouvelle arrivée, l’ACH franchit une nouvelle étape pour offrir à l’ensemble de ses licenciés les meilleures conditions possibles pour s’épanouir.

Thomas Robinet, du gymnase de Saint-Pierre aux sommets du football néerlandais

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S’il affonte désormais l’Ajax, Feyenoord ou encore le PSV Eindhoven chaque week-end, Thomas Robinet a touché ses premiers ballons sur les terrains de Saint-Pierre-de-Chandieu. Retour sur le parcours de cet enfant du village devenu footballeur professionnel. Thomas Robinet n’a pas mis bien longtemps avant de trouver sa vocation. Très tôt, avant même d’avoir l’âge de prendre sa première licence au sein d’un club, son père, alors joueur au FCOC, lui a transmis sa passion inconditionnelle pour le ballon rond. “Mon papa jouait au foot et je pense que naturellement, j’ai commencé à jouer aussi”, nous indique Thomas avant de poursuivre : “J’ai commencé vraiment très tôt, je ne me rappelle pas de m’être posé la question de savoir si je voulais faire du foot ou non, c’était naturel.” “Des supers souvenirs de tournois au gymnase de Saint-Pierre” Saint-Pierre-de-Chandieu : le point de départ de cette aventure, ballon au pied, qui, plus de vingt-cinq ans plus tard, n’a jamais cessé. “J’ai commencé à Saint-Pierre, mais de manière non-officielle parce que j’étais trop petit pour avoir une licence. Comme mon papa jouait dans le club du village, je trainais souvent au stade, donc on peut dire que j’ai commencé là”, précise Thomas. “J’ai des supers souvenirs de tournois au gymnase à Saint-Pierre avec les potes de l’école. Il doit me rester pas mal de vidéos et de photos”, enchaine-t-il. Quelques mois après ces premiers souvenirs dans le gymnase local, c’est du côté de l’Olympique Lyonnais que Thomas Robinet a pris sa première licence. “J’ai officiellement commencé le foot à l’OL. C’est une superbe expérience, la meilleure école dans la région et même en France”, se souvient-il avant d’enchaîner : “J’étais petit, à cet âge-là, le football reste de l’amusement, mais c’est vrai que tu apprends plus rapidement dans ce genre de structure. Là-bas aussi, on a fait des tournois magnifiques.” Non-conservé par le septuple champion de France à l’âge de 11 ans, Thomas a ensuite intégré l’un des clubs les plus reconnus de la région en matière de formation. “J’ai été remercié donc je suis allé à l’AS Saint-Priest. Et après quelques mois, j’ai été sollicité pour faire des essais, et c’est là que je me suis rendu compte que le foot, ce n’était pas que de l’amusement, que ça pouvait devenir sérieux.” Suite à ces essais concluants, le Saint-Pierrard a intégré le pôle espoirs de Dijon pendant deux saisons, avant de rejoindre le prestigieux centre de formation du FC Sochaux-Montbéliard. La vie en centre de formation, puis le monde professionnel À 13 ans, Thomas Robinet se retrouve donc à plus de trois heures et demi de route des ruelles de Saint-Pierre-de-Chandieu, où vivent ses proches, pour tenter de réaliser son rêve dans l’un des tous meilleurs centres de formation du pays. “Mentalement, ce n’est pas facile de partir de la maison. On a vécu des périodes difficiles avec ma famille mais ils m’ont toujours soutenu. Ça m’a beaucoup aidé à évoluer et à me sentir bien, même si je n’étais pas à la maison.”, indique-t-il. Des sacrifices qui en valaient assurément la peine. En plus d’avoir rencontré celle qui deviendra par la suite sa compagne, Thomas Robinet a pu accomplir l’un de ses rêves d’enfant en terres sochaliennes, avec la signature de son premier contrat professionnel en 2016 : “La vérité, c’est que tu ne te rends pas vraiment compte quand tu montes avec les pros parce que c’est la suite logique. Tout va tellement vite que tu ne réalises pas trop. Avec du recul, c’était une belle époque dans un club extraordinaire. J’ai vécu de supers moments avec notamment une épopée en demi-finale de Coupe de France, avec des matchs contre Monaco, Paris, Marseille… Sans oublier la victoire en Gambardella. C’est un souvenir marquant de mon passage à Sochaux.” Au cours des années suivantes, Thomas Robinet a ensuite accumulé de l’expérience en National, dans les rangs de Villefranche-Beaujolais, du Stade Lavallois et enfin de Chateauroux, où il a terminé la saison 2021/22 en tant que quatrième meilleur buteur du championnat, avec un total de 18 buts. Des performances remarquées qui lui ont ouvert les portes du mythique AS Nancy-Lorraine, avant de rejoindre Almere City, en première division néerlandaise. Une nouvelle page à écrire à l’étranger “J’ai rejoint Almere qui me voulait déjà après la saison à Châteauroux. J’étais resté en contact avec le directeur sportif et il m’a dit qu’il me voulait toujours la saison d’après. C’était une superbe opportunité pour moi d’évoluer dans l’un des meilleurs championnats d’Europe donc je n’ai pas hésité”, nous indique-t-il. Une opportunité que Thomas Robinet a su saisir. Pour sa première saison aux Pays-Bas, il s’est imposé comme un titulaire indiscutable et est parvenu à inscrire 11 buts en 33 apparitions en championnat : “J’ai vécu une première saison extraordinaire tant sur le plan personnel que collectif. Je ne pouvais pas rêver mieux.” Et si la suite a été moins brillante pour la formation d’Almere City, reléguée en deuxième division à l’issue de la saison 2024/25, Thomas Robinet, désormais capitaine de l’équipe, reste imperturbable. “Pour le moment, mon avenir est à Almere. Je ne me pose pas trop de questions et je fais tout pour préparer au mieux les échéances à venir”, confie-t-il, avant de reconnaître qu’il reste à l’écoute des différentes opportunités : “Je reste ouvert, je n’ai pas vraiment de limite en ce qui concerne une zone géographique. J’ai une famille désormais, donc vivre de belles expériences familiales dans de beaux pays, ça peut aussi être intéressant.” À l’approche de son 29ème anniversaire, celui qui brillait lors des tournois au gymnase de Saint-Pierre-de-Chandieu a bien grandi, et peut désormais dresser le bilan de son parcours. “Disons que je ne regrette rien. J’ai la chance de bien gagner ma vie grâce au foot, de vivre des émotions et d’en donner. C’est un privilège, donc j’en profite”, lance-t-il avant d’ajouter : “Un message pour les jeunes de l’ACH ? Prenez du plaisir. Aujourd’hui, on voit beaucoup de parents qui poussent leurs enfants à

À la découverte de Mickaël Mendez, le nouveau directeur technique de l’ACH

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Mickael Mendez ACH

L’ACH a récemment nommé son nouveau directeur technique, en la personne de Mickaël Mendez. Portrait d’un technicien expérimenté et soucieux d’accompagner le club dans son développement. C’est officiel, l’Association Chandieu Heyrieux tient son nouveau directeur technique. En quête d’un profil expérimenté pour piloter son projet sportif, le club a porté son choix sur Mickaël Mendez. “Trente années au service du football” À travers ce recrutement, ce sont de nombreuses années d’expertise qui viennent se greffer à la direction. Fraichement titré du Diplôme d’Etat Supérieur (DES), Mickaël Mendez débarque à l’ACH avec des bagages bien remplis. “J’ai connu beaucoup de postes différents. J’ai été éducateur dans toutes les catégories de jeunes, jusqu’à un rôle d’adjoint en National 2, puis de directeur sportif en National 1”, nous confie celui qui a fait les beaux jours du MDA Foot : “Nous sommes passés de 300 à 1800 licenciés, ça a été une super expérience durant laquelle j’ai beaucoup appris sur les bonnes choses à mettre en place et les erreurs à ne pas commettre.” Après onze années de bons et loyaux services à MDA Foot (devenu GOAL FC à partir de 2020), Mickaël Mendez a débuté la saison actuelle dans l’Allier, en tant qu’entraîneur principal de l’équipe première de l’AS Domérat, qui évolue en R1. Une aventure qui s’est finalement arrêtée au mois de février dernier : une aubaine pour la direction de l’ACH, qui a ainsi pu reprendre contact avec cet ancien de la maison. Sur les traces du passé Si Mickaël Mendez a construit la majeure partie de son parcours dans les Monts d’Or, le nouveau directeur technique de l’ACH a en effet déjà côtoyé nos communes. Il y a près de 25 ans, le technicien lyonnais a porté les couleurs du FCO Chandieu, où il a pu faire la rencontre de certaines figures historiques de notre structure. Et si cette expérience de joueur du FCOC a été, selon lui, une motivation supplémentaire à rejoindre l’ACH, Mickaël Mendez a surtout été charmé par le projet. “J’ai senti une direction solide avec une envie d’offrir beaucoup de bonnes choses aux licenciés. C’est intéressant et c’est ce qui m’a donné envie de m’engager ici”, s’est-il exprimé avant d’enchaîner : “J’ai commencé à me balader autour des terrains. On sent un esprit familial et un climat très serein, très sain. C’est important : la base est là.” “Créer du lien entre les catégories” Ce projet, Mickaël Mendez sera désormais en charge d’en piloter une partie essentielle. “Ma mission est de me concentrer sur la formation et de continuer l’excellent travail qui a été fait depuis quelques saisons. Il y a beaucoup de bonnes choses qui ont été mises en place et je veux poursuivre sur cette voie, tout en mettant plus de lien entre les catégories. Il est important que les éducateurs soient des éducateurs du club, et pas uniquement des éducateurs de leur catégorie. L’idée est de définir un projet sportif en lien avec les attentes de la direction, des jeunes et des parents, pour que tous puissent prendre du plaisir dans ce club”, précise Mickaël Mendez. Cette arrivée intervient à un tournant de l’histoire de l’ACH. Cette saison, plusieurs équipes de jeunes (U16, U15 et U13) ont pu découvrir le niveau régional. “Notre rôle dans un premier temps sera de maintenir le club à ces niveaux, d’avoir un point d’ancrage solide, pour envisager dans un futur plus ou moins proche d’aller chercher de nouvelles montées. Mais la priorité, c’est d’avoir une stabilité à toute épreuve. On sait que les générations ne sont pas toutes les mêmes, alors il faudra combler les manques par la formation”, ajoute-t-il. Pour autant, il ne sera pas question de baser l’intégralité du projet sportif autour de ces quelques équipes de niveau régional. “Il faut qu’on soit en mesure de proposer un projet adapté à chaque licencié qui veut venir jouer à l’ACH. Certains viennent pour le plaisir, certains ont des ambitions sportives : il faut qu’on puisse accueillir tout le monde et faire en sorte que tous s’y retrouvent”, conclut Mickaël Mendez.

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